histoire de korrigans...

histoire de korrigans...
Une femme-korrigan se trouvait sur le point de donner le jour à un enfant. Elle envoya chercher une vieille sage-femme de sa connaissance à la ville voisine.

Après la naissance de l'enfant, et lorsque la sage-femme l'eut emmailloté à la manière ordinaire et se fut assise au coin du foyer pour le chauffer, la mère lui dit, aussitôt qu'elle put recouvrer la parole : "Cherchez là, ma commère, au coin de l'armoire, et vous y trouvez une pierre ronde. Frottez-en les yeux de mon enfant." "Qu'est ce que cela signifie?" se demanda la sage femme. "Cette pierre aurait-elle donc quelque propriété merveilleuse" et pour s'en assurer, après avoir appliqué la pierre sur les yeux de l'enfant, elle s'en frotta l'½il droit.

La pierre donnait la faculté aux personnes dont elle avait touché les yeux de voir les korrigans lorsqu'ils étaient invisibles. A quelque temps de là, la sage femme se rendit à une grande foire qui se tenait dans un bourg voisin. Elle fut bien surprise lorsqu'elle arriva d'apercevoir sa commère, la femme-korrigan, qui furetait dans les boutiques les plus richement garnies, et qui prenait, parmi les marchandises, celles qui lui plaisaient le plus, sans que les marchands parussent en être surpris.

Le soir, s'en retournant chez elle, la sage-femme rencontra en chemin la femme-korrigan, qui portait un lourd panier rempli d'étoffes de la plus grande richesse. "Ah! Commère!", lui dit-elle en l'abordant, "Vous avez fait aujourd'hui une rude brèche aux étalages et aux boutiques d'étoffes, et pourtant, elles ne vous ont pas coûté bien cher!" "Oh, oh!" lui répondit la femme-korrigan. "Vous m'avez vue les payer, et de quel ½il me voyez-vous maintenant?" "De l'½il droit", lui dit la sage-femme. C'était celui qui avait été en contact avec la pierre mystérieuse.

Aussitôt la femme-korrigan enfonça un de ses doigts dans l'½il que la malheureuse commère venait de lui désigner, l'arracha de son orbite et lui dit avec un ricanement digne du diable : "Vous ne me verrez plus à présent!" Et désormais, la sage-femme fut borgne et ne vit plus jamais les korrigans lorsque ceux-ci étaient invisibles

Fin

# Posté le jeudi 21 juillet 2005 13:26

Modifié le samedi 05 septembre 2009 07:07

Des histoires et des légendes...

Voici un recueil d'histoires à raconter le soir près de la cheminée. Ces histoires sont celles de mon enfance, celles que me racontaient mes grand-mères pour éveiller mon imagination. J'y croyais dur comme fer. Aujourd'hui, après tant d'années, j'y crois encore...
Des histoires et des légendes...
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# Posté le jeudi 21 juillet 2005 13:28

Modifié le samedi 05 septembre 2009 07:28

LES MORGANS

LES MORGANS
Deux jeunes filles de l'île d'Ouessant, cherchant un jour des coquillages, au bord de la mer, aperçurent une Morganès qui séchait ses trésors au soleil, étalés sur deux belles nappes blanches. Les deux curieuses, se baissant et se glissant tout doucement derrière les rochers, arrivèrent jusqu'à elle, sans s'en être aperçues. La Morganès, surprise et voyant que les jeunes filles étaient gentilles et paraissaient être douces et sages, au lieu de se jeter à l'eau, en emportant ses trésors, replia ses deux nappes sur toutes les belles choses qui étaient dessus et leur en donna à chacune une, en leur recommandant de ne regarder ce qu'il y avait dedans que lorsqu'elles seraient rendues à la maison, devant leurs parents.
Voilà nos deux jeunes Ouessantines de courir vers leurs demeures, portant leur précieux fardeau sur l'épaule. Mais, l'une d'elles, impatiente de contempler et de toucher de ses mains les diamants et les belles parures qu'elle croyait tenir pour tout de bon, ne put résister à la tentation. Elle déposa sa nappe sur le gazon, quand elle fut à quelque distance de sa compagne qui allait dans une autre direction, la déplia avec émotion, le coeur tout palpitant et ... n'y trouva que du crottin de cheval. Elle en pleura de chagrin et de dépit !
L'autre alla jusqu'à la maison, tout d'une traite, et ce ne fut que sous les yeux de ses parents, dans leur pauvre chaumière, qu'elle ouvrit sa nappe. Leurs yeux furent éblouis à la vue des trésors qu'elle contenait : pierres précieuses, perles fines et de l'or, et de riches tissus !... La famille devint riche, tout d'un coup ; elle bâtit une belle maison, acheta des terres et on prétend qu'il existe encore, parmi les decendants, qui habitent toujours l'île, des restes du trésor de la Morganès...

Fin

# Posté le jeudi 21 juillet 2005 13:28

Modifié le lundi 22 août 2005 09:36

LE CERCLE DES FEES

Un jour, un garçon d'une douzaine d'années avait mené le troupeau de moutons de son père sur les pentes du Petit-Freni, non loin du village de Crymych. Quand il fut arrivé à la pâture, il y avait encore un peu de brouillard autour du sommet de la montagne, et le garçon essayait de voir d'où était venu ce brouillard. Les gens du pays disait en effet que, lorsque le brouillard venait du côté de Pembroke, il ferait beau, mais s'il venait de Cardigan, il ferait mauvais.

Comme il regardait autour de lui ce paysage tranquille et silencieux, la surprise le fit tout à coup sursauter : il apercevait en effet, sur les pentes du Grand-Freni, un groupe de gens qu'il croyait bien être des soldats, en train de s'affairer en cercle, comme pour un exercice. Mais le garçon commençait à connaître les habitudes des soldats, et il se dit lui-même qu'il était trop tôt dans la journée pour ceux-ci fussent déjà là. Laissant le troupeau pâturer tranquillement sous la garde des chiens, il marcha dans cette direction et, quand il fut plus près, il constata que ce n'étaient pas des soldats qu'il voyait ainsi, mais des gens appartenant au peuple féerique. Et ils étaient occupés à danser en rond, sans se soucier de ce qui se passait autour d'eux.

Le garçon avait entendu bien des fois les vieux du village parler des fés et, lui-même, il avait vu souvent les cercles qu'avaient laissées les "petites gens" sur l'herbe, le matin, après avoir dansé toute la nuit. Mais il n'en avait jamais encore rencontré. Sa première idée fut de retourner en hâte à la maison pour raconter à ses parents ce qu'il avait vu, mais il renonça à ce projet, se disant que les fées risquaient de ne plus être là lorsqu'il reviendrait.

Il se décida à approcher prudemment pour mieux les observer. De toute façon, il savait bien que les "petites gens" ne l'attaqueraient pas : tout ce qu'il craignait, c'est qu'elles disparaissent lorsqu'elles se seraient aperçues de la présence d'un être humain. Il s'avança donc le long des haies pour mieux se dissimuler et parvint ainsi sans encombre le plus près possible du cercle. Là, il se tint immobile et ouvrit les yeux tout grands pour ne rien perdre de la scène.

Il put ainsi constater que, parmi les "petites gens", il y avait un nombre égal d'hommes et de femmes, mais tous étaient extrêmement élégants et enjoués. Tous n'étaient pas en train de danser et quelques-uns se tenaient tranquillement à proximité immédiate du cercle, attendant d'entrer dans la ronde. Certaines femmes montaient de petits chevaux blancs fringants. Mais ils portaient tous de beaux vêtements de différentes couleurs, et c'est parce que certains d'entre eux avaient des habits rouges que le garçon avait pensé à des soldats.

Il était là, en pleine contemplation de ce spectacle inhabituel, quand les "petites gens" l'aperçurent. Au lieu de paraître hostiles ou de s'enfuir, elles lui firent signe d'entrer dans le cercle et de se joindre à leurs danses. Il n'hésita pas, mais, dès qu'il fut entré dans le cercle, il entendit la plus douce et la plus irrésistible musique qu'il connût. Immédiatement, sans comprendre ce qui se passait, il se retrouva au milieu d'une élégant demeure, aux murs recouverts de tapisseries de toutes couleurs. Des jeunes filles ravissantes l'accueillirent et le conduisirent dans une grande salle où des nourritures appétissantes étaient disposées sur une table. Elles l'invitèrent à manger, et le garçon, qui ne connaissait guère que les habituelles pommes de terre au lait de beurre qui constituaient le repas de la ferme, se régala avec des plats d'une exquise finesse, tous à base de poissons. Et on lui donna à boire le meilleur vin qui fût, dans des coupes d'or serties de pierres précieuses.

Le garçon se croyait au paradis. La musique et le vin l'engourdissaient, et la vue de ces jeunes filles empressées autour de lui le ravissait. L'une d'elles lui dit alors d'un ton aimable :
- Tu peux rester ici autant que tu veux. Tu te réjouiras avec nous jour et nuit et tu auras à manger et à boire autant que tu le désires. Mais il ya une chose que tu ne devras jamais faire : c'est de boire l'eau du puits qui se trouve au milieu du jardin, même si tu as très soif, car alors, tu ne pourrais plus demeurer ici.

Le garçon se hâta d'assurer qu'il prendrait grand soin à ne pas enfreindre cette interdiction. Et quand il fut bien rassasié, les jeunes filles l'emmenèrent danser. Il ne se sentait pas fatigué le moins du monde et se sentait capable de s'amuser ainsi durant sa vie entière. Jamais il n'avait été à une telle fête, jamais il n'avait éprouvé une telle joie, un tel bonheur de se trouver au milieu d'un luxe inconnu, avec des gens élégants et ditingués qui le traitaient ainsi avec douceur et courtoisie. Il lui arrivait de penser à la ferme, à son troupeau, à ses parents, mais il chassait vite ces images de son esprit pour mieux s'absorber dans la danse et la musique.

Un jour, cependant, comme il prenait l'air dans le jardin, au milieu des fleurs les plus belles et les plus parfumées, il s'approcha du puits et se pencha pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur : il aperçut une multitude de poissons brillants qui frétillaient et qui renvoyaient vers lui la lumière du soleil. Alors, il ne put résister : il tendit son bras et sa main toucha la surface de l'eau.

Aussitôt, les poissons disparurent et un cri confus se répendit à travers le jardin et la demeure. La terre se mit à trembler brusquement et le garçon se retrouva au milieu de son troupeau, sur la pente du Petit-Freni. Il y avait toujours la brume au sommet de la montagne, mais le garçon eut beau chercher partout, il ne put découvrir aucune trace du cercle, aucune trace du puits ni de la demeure des fées. Il était seul sur la montagne, et ses moutons paissaient paisiblement comme si rien ne s'était passé.

Fin

# Posté le jeudi 21 juillet 2005 13:29

Modifié le lundi 22 août 2005 09:37

L'AVARE SUR LA COLLINE

Il est une colline des Cornouailles, appelée Grump, près de Saint-Just connue comme le rendez-vous des efles. On les voit se réunir dans des vêtements de fête pour danser faire ripaille et composer de la musique.
Bien que les esprits répugnent à toute intrusion en leur domaine, les spectateurs courtois étaient bien accueillis et même quelques fois recevaient de menus cadeaux non sans valeur.
Il y avait un vieil avare qui pensait tirer bénéfice de ces réjouissances. Il partit un soir dans l'intention de voler tout ce qu'il pourrait au petit peuple. Aussitôt sur la colline il entendit la musique bien qu'il ne pût rien voir. A mesure qu'il montait le son s'amplifiait et, soudain, le sol s'ouvrit sous ses yeux. Il en sortit un essaim de petits personnages, un groupe de musiciens, une troupe de soldats et une horrible bande de Korrigans, les gardiens des collines et des trésors de Cornouailles. Le vieil homme hésita un instant, mais la peur le quitta bientôt, car il était bien plus grand que tous ces esprits.
Pendant ce temps la colline toute entière s'était illuminée de millier de joyaux accrochés aux brins d'herbe. L'avare ouvrit de grands yeux émerveillés devant les tables garnies de la plus belle argenterie incrustée d'or et de pierres précieuses.
Puis la cour des Elfes apparut dans toute sa splendeur : les princes et les princesses des fées s'avancèrent jusqu'à la grande table, la plus somptueusement décorée. L'avare voulut se jeter sur toutes ces richesses. Il s'aperçut trop tard que les Korrigans avaient lancés sur lui des cordes étincelantes et qu'ils ne le quittaient pas du regard.
Soudain tout fut plongé dans le noir. Le vieil homme se sentit bousculé, percé de toutes parts et pincé de la tête aux pieds. A l'aube, notre avare se retrouva les quatre fers en l'air au pied de la colline, couvert de toiles d'araignées humides de rosée ...

# Posté le jeudi 21 juillet 2005 13:32

Modifié le lundi 22 août 2005 09:28

La Bretagne et le tourisme

La Bretagne et le tourisme
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Si, en allant passer vos vacances en bretagne vous ne faites pas que lézarder au soleil (oui, oui on peut se faire dorer au soleil!!), vous remarquerez que dans les boutiques de souvenirs il y a beaucoup de produits typiquement bretons. Mais attardons-nous sur les bols breton avec nos prénom écrit dessus. Tous bons touristes qui se respecte ne passera pas à coté de ces bols.
Je n'ai pas échapé à la règle, depuis que je suis toute petite, j'ai du en avoir 4 ou 5, et tous différents...
Alors cherchez le votre...

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# Posté le mardi 16 août 2005 08:43

Modifié le dimanche 04 septembre 2005 15:07